2084 ou le confinement perpétuel (dystopie).

Présentation du livre :

Nous sommes en 2084. Eh oui ! Et toujours confinés !

L’épidémie n’est plus qu’une légende et les virus effectuent leurs besognes habituelles mais sans grand dommages hormis pour ceux, très âgés et chargés de comorbidités, qu’ils font passer de vie à trépas.

Les psychopathologies, elles, montent en flèche : dépressions, suicides et troubles divers.

Les défenses immunitaires sont en chute libre et la sédentarité fait des ravages même parmi les jeunes vertèbres car leurs possesseurs sont perpétuellement assis devant un écran.

Pourtant la situation s’est améliorée depuis les années 20 : les logements sont attribués à la taille des familles, la nourriture (malbouffe) est livrée à domicile. Et tout cela est gratuit. Les travailleurs qui ne le sont pas derrière leurs écrans sont conduits à leurs lieux de travail par des minibus et raccompagnés de même en fin de journée.

Mais la directive est claire tout en étant implicite : plus de contacts humains ! La fameuse « distanciation sociale ». Et toute sortie de son appartement est interdite. Le tout puissant MSI (Ministère de la Sécurité Intérieure) y veille avec férocité. Gare à celui qui sera surpris dehors par une patrouille, car c’est le couvre-feu 24h/24.

Mais il y a des réfractaires, des jeunes qui ont encore gardé du tonus vital.

En particulier il y a un groupe de trois, dans la même cage d’escalier du boulevard Raspail à Paris qui ont décidé de se déconfiner par… en-dessous, car leur cave communique avec les catacombes et celles-ci avec les tunnels désaffectés du métro.

Du refus du confinement à la révolution, il n’y a qu’un pas que ces jeunes franchiront vite…

AVANT-PROPOS

Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies.

(George Orwell : 1984)

Il n’était pas dans mes intentions d’écrire un livre « politique » fut-ce sous la forme d’une dystopie inspirée par George Orwell. Mes livres de science-fiction1 dans un lointain avenir plutôt apaisé, « startrekien » pourrais-je même dire, en référence à cette excellente série, suffisaient à mon bonheur, sinon aux ventes de ceux-ci (jeté de tous les éditeurs il me restait au moins la possibilité de l’autoédition sur Amazon).

Mais la situation de la France, de l’Europe et du monde sur cette étrange épidémie provenant d’un coronavirus banal, comme sont les milliers de ses semblables et anodin, médicalement parlant, pour tous ceux qui ne souffrent pas d’autres affections chroniques, laissait à penser qu’il y avait quelque chose « derrière ».

À ce niveau, traité comme « complotiste », le mot fourre-tout pour tous ceux qui ne considèrent pas « allant de soi », la bonne parole médiatique, même si elle est en contradiction permanente avec ce qu’elle a matraqué les jours précédents, il convenait d’aller y voir d’un peu plus près. Non pas par une étude de journaliste d’investigation dont je n’ai pas le talent et encore moins les moyens, je ne pouvais me servir que du vilain génie ricanant au fond de ma boîte crânienne : mon imagination.

À défaut de « d’où cela venait-il ? » restait la question « où cela conduit-il ? ». La réponse est : à la « dictature sanitaire ». Et je n’ai pas inventé le terme.

Ainsi m’est venue l’idée d’écrire une dystopie en m’inspirant de la référence en ce domaine de George Orwell dans son « 1984 ». Mais, ma nature d’écrivain a voulu une fin optimiste, entrant en cela en conflit avec l’autre partie de mon encéphale qui, lui, ne se fait pas la moindre illusion sur l’avenir de l’humanité. 70 % des espèces animales de la planète ont disparu depuis 1970 et aucune météorite dévastatrice n’en est responsable. Juste le plus destructeur des primates : l’homme se prétendant « sapiens ».

Bonne lecture !

William J.-M. MARIE

écrit le vendredi 30 octobre 2020

1 Voir la série : « Les trafiquants des étoiles », 5 livres parus (sur Amazon) et le 6e en préparation.

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Bienvenue en démoctature.

Chaque mot est polysémique par nature en ce sens qu’une définition ne peut jamais épuiser la réalité qu’elle désigne : la réalité est plus vaste, plus fluide, changeante, diverse que ce que nous en saisissons, percevons, intellectualisons, en bref schématisons.

Le mot « dictature » n’échappe pas à ces limitations.

Ses définitions varient d’ailleurs selon les dictionnaires :

  • « pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier ; tyrannie » ;
  • « régime politique qui se caractérise par une forme de pouvoir arbitraire, autoritaire, entièrement soumis à la volonté de celui ou de ceux qui gouvernent. Les tribunaux, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont alors directement liés aux décisions du dictateur. On n’y trouve aucun contrepoids: absence d’une presse libre, absence de partis d’opposition et absence de groupes de pression indépendants dans la société civile» ;
  • « régime politique dans lequel le pouvoir est entre les mains d’un seul homme ou d’un groupe restreint qui en use de manière discrétionnaire »,

Etc.

Notons en outre que l’usage de ce mot est élastique : « dictature de l’opinion », « du prolétariat », « du numérique », etc.

Notons enfin qu’à l’aide d’oxymores, son sens, tout en étant en partie conservé, échappe aux classifications habituelles.

Tocqueville parlait, pour décrire une société qui ressemble furieusement à la notre, de « tyrannie douce » (ce mot « tyrannie » étant accepté comme un synonyme de « dictature », bien que distinct. Exemple de définition : « gouvernement absolu, oppressif et arbitraire »).

Cependant, un mot, bien que nécessairement polysémique, n’en perd pas pour autant son sens, sauf à ce que la réalité qu’il désignait ait totalement changé de nature.

Par exemple le mot « démocratie » garde un sens pour désigner les sociétés où « les citoyens participent aux décisions politiques », mais cette « participation » pouvant devenir secondaire, superficielle, voire manifestement illusoire, il apparaît que la « démocratie » n’est pas incompatible avec une part plus ou moins importante de données dictatoriales.

On pourra enfin recourir à l’étymologie pour essayer de saisir le fond, l’essence signifiée par un mot.

Par exemple, le mot dictature dérive à l’origine du verbe « dictare »: « dire en répétant souvent, ordonner, commander. »

Ainsi le sens fondamental du mot « dictature » vise non pas seulement certains régimes autoritaires sans démocratie (d’autant que la plupart des régimes qualifiés ainsi se ménagent une apparence démocratique, en organisant des votes par exemple, etc.), mais pourra s’appliquer à une « démocratie » où deviendra dominante la part de contrôles, contraintes, mises au pas, mises à l’index, ostracisation, etc., actions soutenues et valorisées par une presse livrée à des groupes financiers, dépendante des aides de l’État, bref soumise. Le tout assorti de la division, de la ridiculisation, voire de l’effondrement des contre-pouvoirs, la discréditation de tout horizon alternatif, etc.

La conclusion que l’on peut utilement tirer de cette esquisse (*) est que deux mots de sens contraires peuvent se rapprocher voire fusionner, dans la mesure où les réalités qu’ils désignaient se sont elles-mêmes rapprochées, voire ont fusionné.

Nous vivons désormais – et cela ne va qu’empirer et devenir de plus en plus manifeste – dans une démoctature.

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  • (*) Nous y reviendrons plus en détail dans quelque temps.

DU DÉNI DES COMPLOTS.

Certes le complotisme a pour défaut majeur de ne s’appuyer que sur des rumeurs, craintes, biais divers ; bref de ne jamais pouvoir asseoir ses dénonciations sur du factuel.

Mais l’anti-complotisme a le défaut – bien pire encore – du déni, sans parler de son rôle – très factuel – de servir – et avec enthousiasme en plus – de chien de garde à la domination.

L’article à cliquer ci-dessous remet radicalement les pendules à l’heure :

DU DÉNI DES COMPLOTS

En complément, celui-ci :

L’emprise tentaculaire des mafias dans le monde

Et notre réflexion audio :

Et ce commentaire de Debord :

« La Mafia vient partout au mieux sur le sol de la société moderne. Elle est en croissance aussi rapide que les autres produits du travail par lequel la société du spectaculaire intégré façonne son monde. La Mafia grandit avec les immenses progrès des ordinateurs et de l’alimentation industrielle, de la complète reconstruction urbaine et du bidonville, des services spéciaux et de l’analphabétisme. […] On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’État : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec facilité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle. Au moment du spectaculaire intégré, elle règne en fait comme le modèle de toutes les entreprises commerciales avancées. »

Commentaires sur la société du spectacle, 1988, Guy Debord.

Petite réflexion stirnérienne (*) sur « la liberté ».

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On dit et on répète que« la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. »

La liberté ne fait rien : c’est nous qui l’arrêtons. Qui « nous » ? En général, la majorité. Avec raison ou pas, mais c’est toujours la raison de la majorité ; la raison du plus fort.

« La fumée de ta cigarette nous dérange, va fumer ailleurs. » Bon sens sanitaire oblige. Un peu comme pour le pass (sanitaire nous dit-on).

Mais imaginons que l’on donnerait plus de force au droit de la minorité, alors « les plus gênés s’en vont », et le fumeur reste fumer, le non-vacciné fait un bon repas au restaurant, tout seul peut-être, mais peinard. « C’est égoïste » dit la majorité. La majorité égoïste. L’égoïsme de la majorité.

On voit bien que c’est juste une question de majorité, cette histoire de liberté qui s’arrête : qu’on arrête plutôt, que la majorité arrête, et l’on n’est plus très loin d’une arrestation, menottes ou amendes, c’est selon.

En fait, la liberté ne s’arrête pas, c’est juste la majorité qui prend… la liberté de limiter… la liberté d’une minorité.

Il y a donc une guerre des libertés, et la liberté du plus fort est toujours la meilleure, et la force se fait « droit », le droit de limiter la liberté des autres.

Tout autre chose serait de dire : « ma liberté s’harmonise à celle des autres », s’assimile celle des autres, s’accorde à celle des autres, se cultive et s’épanouit non pas contre les autres, mais parmi les autres, avec les autres.

On va alors chercher non des limitations, mais des compromis, des complémentarités : « On te laisse un espace fumeur », on aménage une distanciation qui permet de manger au restaurant, vaccinés et non-vaccinés : on concilie les égoïsmes, et du coup on les dépasse par la générosité.

A ce moment-là, comme dit Bakounine, « la liberté des autres, étend la mienne à l’infini. »

(*) Max Stirner.

Un petit pas de côté (la subversion des relations).

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L’écrasante majorité des relations pratiquées sont programmées selon les exigences du rapport marchand : on échange une certaine valeur équivalente de socialité convenue.

La règle générale qui gouverne ces relations est leur rentabilité réciproque : chacun doit y trouver son compte.

Dans la sphère des relations amicales superficielles, qui fonctionnent selon le même modèle, devra pourtant s’y ajouter un plaisir relatif auquel chacun a intérêt, pour ne pas se sentir enfermé dans une socialité de pure forme.

«La question : « ça va ? » ne diffère de la question : « vous allez bien ? » que par le degré relatif de complicité qui s’y attache. Elle n’engage évidemment pas les individus à s’interroger sur leurs états d’être respectifs ; elle leur permet juste de s’assurer réciproquement qu’ils sont bien dans la même galère.

La relation d’amitié, extrêmement rare, sort totalement de cette mécanique régulant l’ordre sociétal (ce pourquoi elle est extrêmement rare) : elle est la rencontre de deux humanités se découvrant la même ; elle est l’émerveillement d’un voyage en soi à travers l’autre, et réciproquement.

Toute amitié naissante est le point de départ d’un nouveau monde.
Il en va de même de l’amour, qui porte cette naissance à son plus haut degré d’intensité.

Il s’agit d’une déprogrammation accélérée des gestes, des paroles, des attitudes : une ivresse totale qui transporte les amoureux dans un tout autre monde, où ils voudraient volontiers emporter avec eux le monde entier.

L’amour est rupture des relations comptables, des équivalences, des conventions.

Le point de départ de la vraie révolution, c’est quand on tombe amoureux de l’humanité. Tout le reste, qui porte le même nom, n’est que la réorganisation des rapports quantifiés.

On ne tombe cependant pas souvent amoureux, que ce soit d’une âme, d’un lieu, d’un ciel ou d’une larme. Pour y parvenir, il est nécessaire de se développer en poésie : originalité, créativité, inspiration, réflexion.

Il s’agit de développer une prédisposition à détourner en toutes occasions tout rapport social ; de le faire passer imprévisiblement et instantanément du convenu à l’inattendu : d’en saisir les formes figées pour les dissoudre et les relancer là où l’humain se remet à jouer, là où l’humain est à nouveau l’enjeu.

Tout écart comportemental capable d’engendrer une complicité, même minime, nous extrait provisoirement de la société du spectacle, rétablit le vécu.

La révolution n’est rien d’autre que le détournement généralisé de toutes les formes sociales instituées dans une gigantesque récréation.

La domination a fait abattre l’arbre gigantesque de la connaissance scientifique à seule fin de s’y faire tailler une matraque.

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On entend dire que la science est maintenant soumise à des impératifs de rentabilité économique ; cela a toujours été vrai.

Ce qui est nouveau, c’est que l’économie en soit venue à faire ouvertement la guerre aux humains ; non plus seulement aux possibilités de leur vie, mais à celles de leur survie.

C’est alors que la pensée scientifique a choisi, contre une grande part de son propre passé anti-esclavagiste, de servir la domination spectaculaire.

La science possédait, avant d’en venir là, une autonomie relative. Elle savait donc penser sa parcelle de réalité ; et ainsi elle avait pu immensément contribuer à augmenter les moyens de l’économie.

Quand l’économie toute-puissante est devenue folle, et les temps spectaculaires ne sont rien d’autre, elle a supprimé les dernières traces de l’autonomie scientifique, inséparablement sur le plan méthodologique et sur le plan des conditions pratiques de l’activité des « chercheurs » (…).

La domination spectaculaire a fait abattre l’arbre gigantesque de la connaissance scientifique à seule fin de s’y faire tailler une matraque.

Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle .

  • (Les mises en italique sont de nous)

Petites remarques sur l’emploi des mots.

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Les mots renvoient à des définitions et à des réalités : d’une part, les mots réduisent les réalités (la réalité est toujours plus vaste, plus riche que les mots qui la désigne) ; d’autre part, ils les interprètent (les mots ne sont pas neutres, mais renvoient sans le dire à des schémas culturels, qui orientent les compréhensions) ; enfin, il arrive que ces réalités changent, tandis que les mots restent les mêmes (par exemple : on appelle encore « démocratie » la servitude volontaire sous contrôle oligarchique, on appelle « science » une sélection-interprétation de faits sous conflits d’intérêts, etc.).

Bref, les mots ne disent pas la vérité de la réalité, mais rien qu’une de ses versions, qu’ils contribuent à imposer.

D’un point de vue social et politique, comme le remarquaient Debord et Vaneigem « le problème du langage est au centre de toutes les luttes pour l’abolition ou le maintien de l’aliénation présente (…). Nous vivons dans le langage comme dans l’air vicié (…). Les mots travaillent, pour le compte de l’organisation dominante de la vie. »

Pourtant, les mots ne travaillent que si on ne les fait pas jouer :

  • il s’agit soit d’un jeu gratuit, qui consiste à l’’extrême à dire n’importe quoi n’importe comment,
  • soit d’un jeu intéressé, qui vise à orienter la saisie de la réalité dans un certain sens avec une certaine visée ;
  • soit d’un jeu désintéressé, qui vise à approcher et peut-être atteindre une part de vérité.

Voir aussi la courte vidéo :

Ou/et le texte (français/anglais) associé :

Pandémensonges.

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Faire l’inventaire de tous les mensonges directs ou indirects égrenés depuis le début de la pandémie ne sera pas nécessaire à notre propos. Nous laissons cela à l’Histoire, qui montrera comment, en un temps record, les « dirigeants » politiques, financiers, médiatiques de tous les pays se sont unis pour terrasser mondialement toute velléité de vérité.

Le faux sans réplique

Le faux sans réplique tourne en boucle sur tous les écrans, l’attitude qu’il exige par principe est cette acceptation passive qu’il a déjà en fait obtenue par sa manière d’apparaître.

Les populations sont maintenant habituées à entendre un jour des affirmations péremptoires qui seront démenties le lendemain, pour être remplacées par d’autres du même genre. La raison en est, nous dit-on, que les temps changent ; en effet, les temps changent et changeront, et le ton autoritaire restera. Il doit donc, au milieu du brouillard, nous servir de repère. D’ailleurs tous les autres repères auront également en un temps record, tous été cryptés, ou détruits ou ridiculisés.

Et donc que nous dit-on ? Que la pandémie doit accaparer tous les esprits, qu’elle est La Menace qui exige de passer toutes les autres sous silence, ou au second plan ; qui exige donc que nous fassions confiance à ceux qui « dirigent », puisque la « science » les guide ; qui exige la réduction progressive des libertés extérieures, mais aussi de la liberté intérieure, désormais sans usage, puisque plus rien ne dépend de nous, mais que nous dépendons d’eux, de leurs experts, de leurs discours, de leur police.

L’avis des mots

On débat encore pour savoir si nous ne serions pas entrés en dictature, ce qui fait sourire les « dirigeants » et leurs journalistes, car nous dit-on, la dictature ce n’est pas ça.

Maintenant qu’ils ont monopolisé la réalité, pour en tester à grande échelle l’étendue des modifications possibles, il est clair que monopoliser le sens des mots n’est que la cerise sur le gâteau.

Pourtant si, nous sommes en dictature, mais là où les opposants se trompent, c’est que cela ne date pas de la pandémie. Tocqueville voyait déjà très bien, il y aura bientôt déjà deux siècles, que la tyrannie peut se faire douce, et la démocratie être la plus efficace des illusions.

La dictature du faux sans réplique a été définitivement théorisée dès 1967 par Guy Debord et elle n’a fait depuis que se renforcer, de sorte qu’en 1988, le même auteur notait que le mode spectaculaire en était victorieusement venu à s’intégrer « dans la réalité même à mesure qu’il en parlait ; et qu’il la reconstruisait comme il en parlait. »

Du bon usage des catastrophes


La nouveauté apparue avec la mise en spectacle de la pandémie, c’est que la « tyrannie douce » s’est durablement endurcie, à mesure que la réalité reconstruite s’effondre sous les assauts des catastrophes, elles bien réelles, qui affectent la réalité tout court. 
Évidemment, les « dirigeants » s’y attendaient : « la domination est lucide au moins en ceci qu’elle attend de sa propre gestion, libre et sans entraves, un assez grand nombre de catastrophes de première grandeur pour très bientôt » (Debord).
Des banquises qui fondent, des forêts qui partent en fumée, des économies qui s’effondrent, des démocraties qui s’auto-dissolvent, des virus qui se découvrent de nouvelles identités, tout cela était prévisible, et donc prévu, et donc un tant soit peu anticipé par tous les « dirigeants » pour répondre à la seule question qui se pose réellement à eux : comment gardera-t-on le contrôle des populations, quand on perdra le contrôle de la situation ?


Les populations sidérées, hypnotisées, atomisées, commencent juste à voir apparaître les réponses, que nous allons à présent synthétiser.

La science a sens unique


Depuis La Boétie et plus récemment depuis l’expérience de Milgram, il est apparu qu’il fallait préciser les données de la soumission volontaire à l’autorité : les populations se soumettent certes parce qu’elles croient bêtement trouver leur intérêt dans les miettes qu’on leur tend du pain qu’on leur a volé, et aussi parce qu’on leur inculque très tôt les dangers de la désobéissance ; mais si tout cela perdure, c’est avant tout parce que cette autorité dispose d’un argument imparable : la science l’a dit !
Ce serait donc la « science » qui imposerait aux « dirigeants » les décisions à prendre, ce qui, au vu des contradictions, des retournements et des mensonges enfilés depuis le début de la pandémie devrait nous alerter sur la très relative fiabilité de la dite « science », mais c’est un détail.
Le fond de l’affaire – l’affaire la plus juteuse du siècle -, c’est que ce n’est pas la science qui dit aux politiques ce qu’il faut faire, mais l’inverse. 

Telle recherche sera privée de crédit, ou passée sous silence, ou biaisée, ou autoritairement discréditée parce qu’elle ne rapporte pas, ou parce qu’elle émane de chercheurs indépendants, et qu’elle n’implique pas ou pas assez de contrôle des populations.
À l’inverse, telle modélisation catastrophiste, propice aux peurs, sera récompensée, reprise en boucle par les politiciens, diffusée jour et nuit par les journalistes vendus, tel remède sera vanté et imposé comme le seul, et rendu obligatoire, sous peine d’enfermement des populations, ou de ségrégation des récalcitrants, ou de perte de leurs revenus, et de ridiculisations sur la place publique, c’est-à-dire à la télévision, ou de répression, ou de dépressions.

Immuniser contre la vérité

Ce remède, c’est évidemment le vaccin pour tous, c’est-à-dire aussi pour ceux qui n’en ont pas besoin, c’est-à-dire l’immense majorité ; vaccin qui bénéficiera de tous les crédits nécessaires, de tous les arrangements « consensuels » de l’entre-soi des scientifiques qui tiennent à leurs crédits, à leurs postes, à leurs réputations, leurs intérêts, leurs privilèges ;sous la bénédiction d’une organisation mondiale de la santé lourdement dépendante de financements lourdement intéressés, et donc exclusivement et fanatiquement pro-vaccins ; il ne semble pas utile de citer des noms.

Une fois que l’on a écarté, discrédité, privé de moyens financiers, techniques, médiatiques, informationnels toutes les autres alternatives ;c’est chose on ne peut plus aisée que de demander aimablement aux journalistes vendus de diffuser sur tous les tons la voix de leur maître, en sélectionnant et en gonflant comme on leur a appris les chiffres qui la confirment, en écartant et en minimisant les autres, quand on n’a pas pu entièrement les passer sous silence, en s’en prenant moins aux arguments qu’aux personnes des réfractaires – chercheurs, médecins, philosophes, populations – qui refusent de se taire, etc.

À travers ce vaste dispositif de contrôle politique, médiatique et social, dont l’aspect sanitaire n’est que l’occasion qu’attendait le larron, la société du spectacle se prédispose à son ultime étape : l’effondrement ne pouvant être évité, il importe d’en spectaculariser les faits pour les rendre hypnotiques, de s’assurer ensuite du monopole et de l’unilatéralité de leur traitement technoscientifique ;d’opérer enfin la discrimination entre ceux qui auront le QR Code d’accès au « multivers » – la pseudo-réalité généralisée présentement en cours d’élaboration – et ceux qui devront tenter de survivre ; sous les ruines ; et sous les coups de matraque.

Il nous semble pour conclure qu’un modeste détail a été négligé par les orchestrateurs de cet avenir sans présent :nous laissons cependant à l’intelligence collective le soin de le trouver.

PS. Nous n’avons – volontairement – pas donné les références et les sources sur lesquelles s’appuie cette démonstration ;non qu’elles soient douteuses, tout au contraire, elles sont implacables et elles-mêmes précisément documentées. Mais, d’une part nous ne voulons pas mâcher aux lecteurs l’indispensable travail de recherche qui leur permettra d’outiller de façon libre et autonome leurs récusations du despotisme qui vient ; d’autre part nous décourageons ainsi le réflexe conditionné de l’argumentum ad personam.

Photo de Anni Roenkae sur Pexels.com

Pandemic of lies.

It will not be necessary for our purposes to make an inventory of all the direct or indirect lies that have been told since the beginning of the pandemic. We will leave that to history, which will show how, in record time, the political, financial and media « leaders » of all countries have united to strike down any hint of truth.

The false without reply

The falsehood without reply turns in loop on all the screens, the attitude that it requires by principle is this passive acceptance that it has already obtained in fact by its way of appearance.

People are now used to hearing peremptory statements one day, which will be denied the next, to be replaced by others of the same kind. The reason, we are told, is that times are changing; indeed, times are changing and will change, and the authoritarian tone will remain. It must therefore, in the midst of the fog, serve as a landmark. Besides, all other landmarks will also have been encrypted, destroyed or ridiculed in record time.

And so what are we told? That the pandemic must monopolize all minds, that it is The Threat that requires all others to be ignored, or to take a back seat; that requires us to trust those who « lead », since « science » guides them; that requires the progressive reduction of external freedoms, but also of internal freedom, now without use, since nothing depends on us anymore, but we depend on them, their experts, their speeches, their police.

The opinion of words

We are still debating whether we have not entered a dictatorship, which makes the « leaders » and their journalists smile, because we are told that dictatorship is not that.

Now that they have monopolized reality, in order to test on a large scale the extent of possible modifications, it is clear that monopolizing the meaning of words is only the icing on the cake.

But yes, we are in a dictatorship, but where the opponents are mistaken is that this does not date from the pandemic. Tocqueville already saw very well, almost two centuries ago, that tyranny can be gentle, and democracy can be the most effective of illusions.

The dictatorship of the false without reply was definitively theorized in 1967 by Guy Debord, and since then it has only become stronger, so that in 1988, the same author noted that the spectacular mode had victoriously come to be integrated « into reality itself as it spoke of it; and that it reconstructed it as it spoke of it. »

Of the good use of the catastrophes

The novelty that appeared with the pandemic’s spectacle is that the « soft tyranny » has become durably hardened, as the reconstructed reality collapses under the onslaught of the disasters, which are very real, that affect the reality itself.
Obviously, the « leaders » expected it: « the domination is lucid at least in this that it expects from its own management, free and without hindrances, a rather great number of catastrophes of first magnitude for very soon » (Debord).
Melting ice floes, forests going up in smoke, collapsing economies, self-dissolving democracies, viruses discovering new identities, all of this was foreseeable, and therefore foreseen, and therefore somewhat anticipated by all the « leaders » in order to answer the only question that really arises for them: how will they keep control of the populations, when they lose control of the situation?

The stunned, hypnotized, atomized populations are just beginning to see the answers appear, which we will now synthesize.

Science is a one-way street

Since La Boétie and more recently since Milgram’s experiment, it appeared that it was necessary to specify the data of the voluntary submission to authority: the populations certainly submit because they believe stupidly to find their interest in the crumbs that they are given from the bread that was stolen from them, and also because they are inculcated very early on the dangers of disobedience; but if all this persists, it is above all because this authority has an unstoppable argument: science has said it!
It would therefore be « science » that would impose on the « leaders » the decisions to be taken, which, in view of the contradictions, the reversals and the lies that have been told since the beginning of the pandemic, should alert us to the very relative reliability of the said « science », but this is a detail.
The bottom line is that it is not science that tells politicians what to do, but the reverse.

Such research will be deprived of credit, or passed over in silence, or biased, or authoritatively discredited because it does not pay off, or because it emanates from independent researchers, and because it does not involve or does not sufficiently involve population control.
On the other hand, such catastrophic modeling, conducive to fears, will be rewarded, taken up again and again by politicians, broadcast day and night by sold-out journalists, such remedy will be praised and imposed as the only one, and made compulsory, on pain of locking up populations, or segregating recalcitrant people, or losing their income, and of being ridiculed in the public square, i.e. on television, or of repression, or of depression.

Immunizing against the truth

This remedy is obviously the vaccine for all, that is to say also for those who do not need it, that is to say the immense majority; a vaccine that will benefit from all the necessary credits, from all the « consensual » arrangements of the scientists who hold on to their credits, to their positions, to their reputations, to their interests, to their privileges; under the blessing of a World Health Organization heavily dependent on heavily self-interested financing, and therefore exclusively and fanatically pro-vaccine; it does not seem useful to mention names.

Once all the other alternatives have been discredited and deprived of financial, technical, media and informational means ; it is very easy to ask the journalists who have been sold to broadcast their master’s voice in every possible way, selecting and inflating the figures that confirm it as they have been taught to do, discarding and minimizing the others, when they have not been able to ignore them entirely, and attacking not so much the arguments as the people of the refractory – researchers, doctors, philosophers, populations – who refuse to be silenced, etc.

Through this vast device of political, media and social control, of which the sanitary aspect is only the opportunity that the thief was waiting for, the society of the spectacle prepares itself for its ultimate stage: since the collapse cannot be avoided, it is important to spectacularize the facts in order to make them hypnotic, to ensure the monopoly and the unilaterality of their techno-scientific treatment; to finally discriminate between those who will have the QR code to access the « multiverse » – the generalized pseudo-reality currently being elaborated – and those who will have to try to survive; under the ruins; and under the blows of the truncheon.

It seems to us to conclude that a modest detail has been neglected by the orchestrators of this future without a present: we leave it to the collective intelligence to find it.

PS. We have – voluntarily – not given the references and sources on which this demonstration is based; not that they are doubtful, on the contrary, they are implacable and themselves precisely documented. But, on the one hand, we do not want to burden the readers with the indispensable research work that will allow them to freely and autonomously tool their challenges to the despotism that is coming; on the other hand, we thus discourage the conditioned reflex of the argumentum ad personam.