La marchandise éduque les pauvres. Elle leur donne et leur interdit le goût de l’argent. Autrement dit, le goût de la richesse. L’argent est la richesse de tout exilée de tout, toute la richesse de tout totalement privée de tout. Les pauvres sont éduqués à la richesse comme totalité, mais interdit de la vivre, sinon par miettes.
Dans l’émeute, les pauvres rejettent les miettes et s’emparent des parts du gâteau ; les marchandises, où se mire l’argent, autrement dit la richesse, autrement dit le monde, la totalité.
Les pauvres commencent à être riches du monde quand ils ne se suffisent plus des miettes que les politiciens leur proposent.
Ils s’enrichissent encore plus quand ils réalisent que les marchandises ne sont que des coquilles vides, d’où l’argent s’est échappé.
Ils deviendront riches du monde, riches de tout, quand ils réaliseront l’imposture absolue de l’argent.
La pauvreté, éduquée par l’argent, ne vise pas un monde de miettes, ni un monde de parts de gâteau, toutes choses que les politiciens leur proposent, mais le monde dans sa richesse totale, dans la totalité de sa richesse.
La désaliénation ne suit pas d’autre chemin que celui de l’aliénation.
En bref.
