Horizon vertical.

 

Bien sûr que, vivant en société, et étant exposés à tant d’injustices, les humains se rassemblent, comptent leurs forces, élaborent des stratégies, choisissent leurs camps, etc.

Mais les humains ce sont cette femme, cet homme, et celui-ci, et celle-là, etc.

L’horizon social devient un masque quand il masque à l’individu que c’est sa vie, la sienne et nulle autre, qu’il joue en toutes circonstances.

Bien sûr, cette vie est reliée, d’une manière ou d’une autre mais fatalement, à toutes les autres vies.
Solidaire ou solitaire, elle fait partie du tout, et dans le tout, d’une partie du tout.

Mais elle est aussi elle-même un tout.

L’horizon social n’est pas l’horizon total de l’individualité, juste une horizontalité.

Quant à ce qu’est l’horizon total de l’individualité, nous le pensons indécidable.

Contrairement à Debord reprenant Omar Khayyâm, mais pas jusqu’au bout, nous ne pensons pas retourner « dans la boite du néant », ni d’ailleurs en venir : le néant n’est pas, mais l’être est. 

Maintenant, jusqu’à quel point, et de quelle façon, l’être individuel se forme et subsiste dans la totalité de l’être, c’est ce que nous ne pouvons décider.

Nous pouvons juste nous former, et décider de l’amplitude de cette forme.

Nous ne voyons rien qui s’oppose à lui donner une amplitude infinie : celle d’un tout contenant le tout.

Nous n’en savons rien, mais ce n’est pas une question de savoir. Juste un choix existentiel.

Conte toutes les horizontalités qui menacent sans cesse d’aplanir, d’aplatir, d’uniformiser l’individualité, nous la formons verticalement, et le ciel ne nous fait pas peur.

De sorte que la guerre contre elle-même dans laquelle l’humanité est engagée, ne nous fait pas oublier la guerre contre l’horizontalité de soi, dont toutes les autres guerres – militaires, sociales, civiles – ne sont que des produits déviés ou défigurés, dont ne peuvent sortir que d’autres horizontalités.

Les tentatives d’émancipation ont toujours été écrasées avant même que de l’être, parce qu’aplaties dans l’horizontalité, par oubli ou déni de leur possible verticalité.

Mais  la guerre a un terme. 

Le terme de la guerre, c’est la paix : la paix avec soi-même-avec le tout.

La paix au bout de tout, au bout du tout. 

Quant à ceux qui se sont couchés devant une horizontalité, et en on fait le tout de l’horizon, ils n’ont certainement pas fini de faire le tour d’une telle illusion.

Car la seule façon d’en sortir, c’est de se redresser. L’horizon vertical.
Ceci est à la portée de tous les déshérités.

 

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