Pour en finir avec la pandémie/Putting an end to the pandemic.

C’est limpide et visible aux yeux de toutes et de tous : ce virus n’est qu’un des révélateurs de nos sociétés radicalement pathogènes. Il imposerait donc des mesures en profondeur visant la nourriture empoisonnée produite à échelle sur-industrielle, la pollution planétaire démente (8 millions de morts par an), les « rythmes » épuisants et déprimants d’un travail contraint et dénué de sens auquel sont astreints la plupart d’entre nous, la destruction de la biodiversité qui fait s’effondrer les barrières d’espèces, l’hypnose marchande qui falsifie nos regards, nos relations, nos désirs… Il n’en est rien : les dominants ont la ferme intention de tout continuer sur le fond, en nous injectant autoritairement et à doses répétées n’importe quoi qui nous pousse à continuer l’infernale production du Mirage.

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It is clear and visible to everyone: this virus is only one of the indicators of our radically pathogenic societies. It would therefore impose in-depth measures aimed at the poisoned food produced on an over-industrial scale, the insane global pollution (8 million deaths per year), the exhausting and depressing « rhythms » of a forced and meaningless work to which most of us are subjected, the destruction of biodiversity which collapses the species barriers, the commercial hypnosis which falsifies our looks, our relationships, our desires… It is nothing of the sort: the dominants have the firm intention to continue everything on the bottom, by injecting us authoritatively and in repeated doses anything that pushes us to continue the infernal production of the Mirage.

Audio translation:

In fact, it is perfectly established, even if the word remains unknown to most people and governments do not advertise it, that we are undergoing a syndromic disease, that is to say the meeting between a viral disease (caused by Sars-Cov2) and a set of chronic pathologies, such as obesity, diabetes, cardiac, respiratory, renal, neurological pathologies, etc… In other words, if we were to form healthy societies, the impact of the virus would be derisory, knowing that the vast majority of people seriously affected are in a situation of comorbidity. From this point of view, the poverty of hospital structures, which has been maintained and even worsened over the last two years, is almost anecdotal. It is true that there was a lack of places to properly accommodate the victims of the syndrome, who were reduced to taking doliprane, and it is true that those who were able to obtain such places were only able to do so at the expense of other people suffering from other pathologies, but the bottom line of the scandal is that the vast majority of the deceased were not victims of the virus, But the bottom of the scandal is that the vast majority of the people who died were not victims of the virus, as the media and the leaders trumpet, a virus that only precipitated the fatal outcome, but rather of the universally pathogenic and frequently deadly way of life resulting from the thirst for power and money that drives the multinationals and leaders of all kinds. Covid is therefore only the accidental cause, in the philosophical sense, of these deaths, while the fanatical taste for profit at any price is the essential cause. In addition to distracting us from this observation, the pandemic show broadcasted for two years on a planetary scale tends to make us forget that Covid is far from being the main cause of mortality in the world, nor the most dangerous. Much more deadly, and this is easy to verify, are air pollution, malnutrition, alcoholism, obesity, without forgetting the diseases and accidents of alienated work, etc. However, in no society has there ever been a « health pass » that drastically limits polluting activities, gives access to food, reduces alcohol production, discourages sedentary life and the production of toxic foods, and even less so the economic, psychological, physical and mental exploitation of the working masses. In fact, the opposite is true: not only has the race for profits continued, « whatever it takes » as the other says, but it has found in the virus a new goose that lays golden eggs, apparently as inexhaustible as the fearful submission promulgated as a mode of planetary government. For everything is about appearances, in the society of the spectacle. And now that the populations are – apparently – under control, or in the process of being so, and that the business of even more flourishing businesses is resurfacing everywhere, there is only one small unknown to be mastered: how to reconcile the Great Mirage with the collapse of biodiversity, climate chaos, endemic overpopulation and the uncontrollable reactions of the zombies that are sure to proliferate.

Nos buts et nos méthodes, vision simplifiée.

– Dans la lignée des situationnistes, réinstaller – patiemment et dans la durée – une critique radicale de la domination-falsification planétaire : la domination, pour être comprise doit être saisie à la racine, et sa racine, c’est l’aliénation de plus en plus poussée de l’humain.

– Dans la lignée des situationnistes, réinvestir méthodiquement et centralement leur outillage théorique : par application des concepts de spectacle, d’aliénation, de falsification. Nous partons de ce constat auquel plus rien n’échappe : « Le spectacle s’est mélangé à toute réalité, en l’irradiant » (Guy Debord).

– Contrairement aux situationnistes, montrer et pratiquer la possibilité et la puissance libératrice immédiate et à long terme d’une émancipation intérieure. Nous puisons et puiserons dans la totalité de l’héritage philosophique ou spirituel, qu’il s’agit de libérer et de renouveler.

– Contrairement aux situationnistes, nous tenir méthodiquement à distance de l’éristique (qui privilégie et manipule l’affrontement polémique au prix de la vérité, de la justesse, de la mesure et de la fraternité). L’éristique, c’est le spectacle comme vérité du langage : « le vrai doit paraître faux et le faux vrai » (Schopenhauer).

Our goals and methods, simplified vision.

  • In the lineage of the situationists, to reinstall – patiently and over time – a radical critique of planetary domination-falsification: domination, in order to be understood, must be grasped at its root, and its root is the ever-increasing alienation of the human.
  • In the line of the situationists, to methodically and centrally reinvest the situationist theoretical toolkit: by applying the concepts of spectacle, alienation, and falsification. We start from this observation from which nothing escapes: « The spectacle has mixed with all reality, irradiating it » (Guy Debord).
  • Unlike the situationists, we want to show and practice the possibility and the immediate and long-term liberating power of an inner emancipation. We draw and will draw from the totality of the philosophical or spiritual heritage, which it is a question of liberating and renewing.
  • Contrary to the situationists, we will methodically keep our distance from eristics (which privileges and manipulates polemical confrontation at the cost of truth, correctness, measure and fraternity). Eristics is the spectacle as the truth of language: « the true must appear false and the false true » (Schopenhauer).

A propos de l’affrontement des nouveaux variants de la non-pensée volontaire.

La séquence zemmour, qui est là pour durer, fait évidemment partie de la pente dans laquelle nous entraîne le dernier moment de la société du spectacle : le contrôle social simultanément autoritaire et démocratique : formaté par le haut par l’orwellisation massive des pensées et autogéré par le bas par l’affrontement des nouveaux variants de la non-pensée volontaire.

Il n’est plus temps de penser, de prendre du recul, mais d’aboyer vers l’avant, en endossant et en faisant endosser aux « ennemis » les étiquettes infamantes massivement diffusées et relayées par les politiques, les médiatiques et les zéros sociaux affamés de vengeance, dans l’état si avancé de décomposition et d’impuissance où se trouvent leurs existences.

Les catégories caricaturales, biaisées et le plus souvent délirantes auxquelles recourt la sémantique zemmourienne en toc, et qui occupent le devant de la scène médiatique-spectaculaire n’ont pour seul but que d’infiltrer les têtes et d’y remplacer l’activité consciente ; qu’on les reprenne ou qu’on s’y oppose.

Le mode dominant d’utilisation des mots par les médiatiques et les politiques puis, à la suite, par une immense quantité pyramidale de commentateurs, se situe ainsi au croisement :

– de l’hypnose,

– du discours performatif (lorsque l’énoncé d’une chose la fait advenir),

– de la prédiction autoréalisante (lorsque l’énoncé active une réaction),

– et du principe de proférence (à force de proférer un fait, on l’inscrit comme fait dans la tête des gens).

De sorte que se dessinera et se diffusera, dans l’ombre des mots, le fantôme de la chose.

C’est ainsi que le Covid est devenu une hantise bien plus contagieuse qu’un virus, que « l’invasion islamiste » a effectivement envahi les esprits, et que la « guerre civile » est déjà là, puisqu’ il suffit de le dire.

L’orchestration n’a évidemment rien de compliqué : elle relève simplement du martèlement monocorde à haute intensité.

Quant à vouloir y répondre, on voit assez dans quel combat perdu d’avance on s’engagerait. Car se lancer dans le rappel de ce qu’est une invasion, ou bien l’islam, ou encore une guerre civile, etc., demande, dans un ordre croissant de difficultés ; beaucoup de temps, une considérable dépense d’énergie, assez de rigueur et de constance pour produire des démonstrations, croiser et synthétiser des références ; et enfin trouver un espace pour l’exposer, et des oreilles encore capables d’écouter – tout en sachant qu’en face, on effacera le tout d’un seul biais.

Car on ne lutte plus, à ce stade de chosification de toute pensée, contre des idées, ni même des slogans, mais contre des bombes à fragmentation : chaque « mot » se répand et pénètre les consciences en y produisant dans toutes les directions la chose dont il parle.

La représentation de la chose agit dès lors au même titre que la chose, et produit ainsi des comportements identiques à ceux que produirait l’existence réelle de la chose.

On appellera cela la prestidigitation verbale volontaire, et c’est juste la version linguistique de la servitude du même nom. Enchainé à une représentation performative, le spectateur en devient le défenseur fanatique. A ce stade, la réalité n’a plus aucune importance : le spectateur la bombarde de dénis enthousiastes. Vous pouvez alors faire de lui à peu près tout ce que vous voulez. D’ailleurs il le fait maintenant tout seul. Il est temps de passer au vote : et la « démocratie » verrouillera le tout.

Y’a un pavillon noir dans nos cœurs.

La nouvelle jeunesse de la révolte.

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Des rêves j’en ai plein dans la tête
Des gens bien y’en a sous la terre
Gros c’est la sére-mi
Le poto cultive dans la serre

On s’rend peu de services
Depuis qu’le système nous asservit
Gros j’ai des cernes noirs
Quand j’pense à ceux qui sont dja servis

10 pilons c’est la même tous les jours
J’ai un poids dans le ventre j’me sens pas tout léger
J’contrôle pas tous mes gestes, j’comprends pas tous les gens
Si on suit pas leur route ils nous disent qu’on les gêne

On marche jusqu’à perdre nos pas
On parle jusqu’à perdre les mots
Moi j’me perds dans l’ivresse,
steuplai pardonne-moi

J’sais qu’on a ptêtre les mêmes plaies
Mais il manque pas les mêmes cases
On a pas tous les mêmes clefs
Mais on construit les mêmes cages

T’aimerais bien t’casser
Bah t’sais quoi moi aussi
T’aimerais bien t’caser
Mais elle a mal aussi

J’aimerais bien m’cacher
Bien m’caller dans un truc cool
J’aimerais bien m’calmer
Décaler devant l’eau turquoise

Pourquoi tant d’paresse
Au final devant m’paraît plein

Plein d’barrages, plein d’barrages, plein d’barrages,
Plein d’barrages, plein d’barrages, plein d’barrages, plein

Plein d’barrages, plein d’barrages, plein d’barrages,
Plein d’barrages, plein d’barrages, plein d’barrages, plein

Y’a un pavillon noir dans nos cœurs
On m’a pas dit l’occaz y’en a qu’une
Y’a un tas d’mélange sale dans nos cups
Mais la drogue comblera pas nos lacunes

Chaque jour m’enlève une barre de vie
Chaque jour j’reprends une part de vice
Où j’suis y’a pas de passants
Pas grand chose où j’pourrais tout dépenser

Souvent j’suis tout défoncé
Dans l’fond j’sais que tout est sincère
J’suis tombé dans vla le roncier
En cherchant à c’qu’on m’y insère

J’vois les poids comme un signe quand je vois le ciel
Fallait pas commencer j’savais pas frère
Tout un tas de ratures pas d’effaceur
J’me sens bien quand j’écris et j’fais ça seul

Mon regard est vide comme mon assiette
Faut rester solide comme de l’acier
J’te dirai sorry si j’t’ai laissé
Mais faut que j’aille de l’avant pour mes anciens

Faut qu’je prenne de l’avance sur mes empreintes
Quand j’perdrai la vie que j’sois en paix
Ici bas tous on nous fait ramper
Pourtant nous on croit qu’on se remplit.