Autopsy of alienated work (graduations and degradations).

Preliminary definition: an authentic human work is the effort consented to produce or create, in order to realize a project fulfilling the person who carries it out.

If work is not this consented effort, but a forced act, it becomes violence, constraint.

If work realizes a project alien to the person who performs it, it becomes dispossession of his act, alienation from himself.

If work does not develop a disposition, a talent, a potentiality of the one who performs it, it becomes withering, atrophy.

In inauthentic work as defined here, which forms the immense mass of work done on earth, the individual is asked to stay in the checkroom: in fact, what is done generally involves only his organs such as the hand or the brain. Organs that are no longer his, but belong to the production process that is foreign to him.

Individuals not being (or not yet) robots, the authentic personality (or what remains of it) can be partially allowed to express itself superficially, in a decorative way, but the individual must above all equip himself with the behaviors adapted to his function: an automatic smile, a bow, an agreed upon speech.

The priority that enslaves the human activity of the vast majority is of course the insane profit of a few.

To emancipate oneself from inauthentic work consists in making the blossoming of the dispositions, talents and potentialities of each and everyone a universal priority.

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Autopsie du travail aliéné (graduations et dégradations).

Définition préalable : un travail humain authentique est l’effort consenti pour produire ou créer, afin de réaliser un projet épanouissant la personne qui l’effectue.


Si le travail est non pas cet effort consenti, mais un acte forcé, il devient violence, contrainte.

Si le travail réalise un projet étranger à celui qui l’effectue, il devient dépossession de son acte, aliénation de soi.

Si le travail n’épanouit pas une disposition, un talent, une potentialité de celui qui l’effectue, il devient dessèchement, atrophie.

Dans le travail inauthentique tel que défini ici, qui forme l’immense masse des travaux réalisés sur terre, l’individu est prié de rester accroché au vestiaire : en effet, ce qui est effectué n’implique en général que ses organes comme la main ou le cerveau. Organes qui du coup ne sont plus les siens que de façon extérieure, mais qui appartiennent en réalité au processus de production qui lui est étranger.

Les individus n’étant pas (ou pas encore) des robots, la personnalité authentique (ou ce qu’il en reste) peut être partiellement autorisée à s’exprimer superficiellement, de façon décorative, mais l’individu doit avant tout s’équiper des comportements adaptés à sa fonction : un sourire automatique, une courbette, un propos convenu.

La priorité qui asservit ainsi l’activité humaine de l’immense majorité est bien entendu le profit démentiel de quelques-uns.


S’émanciper du travail inauthentique consiste à rendre universellement prioritaire l’épanouissement des dispositions, des talents et des potentialités de chacune et de chacun.