The bombed reality (February 24, 2022).

I was also thinking that the covidic show being somewhat out of fashion, the spectre of a war with vague, if not crazy, contours would be welcome to revive the planetary hypnosis.

I am not saying that the leaders of the collapse are doing it on purpose, which would be to attribute to them a talent they no longer have, but that they are using any means to mask the disaster of their management of everything.

It is a second nature that has taken hold of them, a kind of spectaclist instinct that they obey.

The logic of the society of the spectacle has not spared them, it has made them its clones, and it is these governmental copies that are in charge of broadcasting to the masses the unceasingly renewed orders of the universal hallucinatory mobilization.

The universal falsification will progress as long as the people do not desert it. The desertification, destruction and poisoning of all reality will help them. Men will soon be forced to learn to love freedom.

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La réalité bombardée (24 février 2022).


Je me disais aussi que le spectacle covidique étant quelque peu démodé, le spectre d’une guerre aux contours flous, sinon fous, serait le bienvenu pour relancer l’hypnose planétaire.
Je ne dis pas qu’ils font exprès, les dirigeants de l’effondrement, ce qui serait leur prêter un talent qu’ils n’ont plus, mais qu’ils font feu de tout bois pour masquer le désastre de leur gestion de tout.
C’est une seconde nature qui s’est emparée d’eux, une sorte d‘instinct spectacliste auquel ils obéissent.
La logique de la société du spectacle ne les a pas épargnés, elle a fait d’eux ses clones, et ce sont ces copies gouvernementales qui sont chargées de diffuser aux masses les ordres sans cesse renouvelés de la mobilisation hallucinatoire universelle.
La falsification universelle progressera tant que les peuples ne la déserteront pas. La désertification, la destruction et l’empoisonnement de toute réalité va les aider. Les hommes vont prochainement être contraints d’apprendre à aimer la liberté.

Une mainmise inédite sur les représentations planétaires.

Remontons de plus loin. La spectacularité induite par la marchandisation de tout n’est ni un mode de consommation (comme par exemple l’attrait quasi-automatique pour les nouveautés marchandes), ni un mode de communication (comme par exemple l’adoption par des masses de postures publicitaires ou médiatiques à la mode) ; ce sont là des aspects superficiels du spectaculaire. De même la société du spectacle n’est pas une expression transitoire de la domination capitaliste mondiale (l’écrasement et la substitution de l’authenticité de la réalité par la valeur de l’argent), ni suspendue à ses déterminations économiques (qui ne sont que la saisie idéologique dominante de la crise de l’humanité) : la société du spectacle est l’illusion ayant massivement détrôné la réalité, et luttant pour faire de la réalité une illusion parmi d’autres ; la spectacularité est l’illusion devenue réellement le mode d’être fondamental dictant et formatant la quasi-totalité des comportements visibles de masses entières sur toute la planète.
« Le spectacle s’est mélangé à toute réalité, en l’irradiant » note Guy Debord.
Cette irradiation affecte bien évidemment la réalité ; elle la rend malade, et les masses humaines ont avant tout mal à la réalité ; mais c’est par définition un mal secret, un mal qu’on ne parvient pas à se représenter : une alexithymie (incapacité à nommer sa souffrance) universelle.
L’ensemble des maux qui s’abattent sur la planète et les humains sont tous sans exception affectés d’un surpuissant coefficient d’irréalité ; ils sont immédiatement saisis selon les catégories du spectacle : ils se présentent immédiatement éloignés dans une représentation où leur unité ne peut jamais être rétablie dans sa vérité et sa totalité ; parce que la représentation est tout entière entre les mains du spectacle, qu’il s’agisse de représentation politique, médiatique, économique, écologique, sociologique, scientifique.
La représentation n’a plus pour fonction d’être adéquate à la réalité, pour en produire la vérité, mais seulement d’être adéquate à elle-même ; telle est la circularité dans laquelle les masses humaines sont convoquées, à titre de figurants.
C’est ainsi par exemple que quand un virus la ramène – ramène la réalité -, il est aussitôt saisi selon les catégories du spectacle : sa réalité, c’est sa spectacularité, dont la mise en scène sera spontanément puis savamment orchestrée selon les intérêts politiques et financiers dominants.
Ce que leur rapporte un tel virus, qui en soi ne serait vraiment pas grand-chose s’il ne s’invitait pas royalement à la table des multiples pathologies induites par la société falsifiée, c’est, outre des milliards de dollars, une mainmise inédite sur les représentations planétaires qui affectent – au sens pathologique – les masses ; et une capacité inégalée de ces représentations à redéfinir avec autorité les comportements de ces masses.

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An unprecedented control over the planetary representations.

Let’s go back further. The spectacularity induced by the commodification of everything is neither a mode of consumption (as for example the quasi-automatic attraction for commercial novelties), nor a mode of communication (as for example the adoption by the masses of fashionable advertising or media postures); these are superficial aspects of the spectacular. In the same way the society of the spectacle is not a transitory expression of the world capitalist domination (the crushing and the substitution of the authenticity of the reality by the value of the money), nor suspended to its economic determinations (that are only the dominant ideological seizure of the crisis of the humanity): the society of the spectacle is the illusion having massively dethroned reality, and struggling to make reality an illusion among others; spectacularity is the illusion that has actually become the fundamental mode of being dictating and formatting almost all visible behavior of entire masses across the planet.
« The spectacle has mixed with all reality, irradiating it » notes Guy Debord.
This irradiation obviously affects reality; it makes it sick, and the human masses have above all pain in reality; but it is by definition a secret pain, a pain that one does not manage to represent: a universal alexithymia (incapacity to name one’s suffering).
The whole of the evils which fall on the planet and the human beings are all without exception affected by a superpowerful coefficient of unreality; they are immediately seized according to the categories of the spectacle: they present themselves immediately distant in a representation where their unity can never be re-established in its truth and its totality; because the representation is entirely in the hands of the spectacle, that it is about political, media, economic, ecological, sociological, scientific representation.
Representation no longer has the function of being adequate to reality, to produce its truth, but only of being adequate to itself; such is the circularity in which the human masses are summoned, as extras.
This is how, for example, when a virus brings it back – brings back reality – it is immediately seized according to the categories of the spectacle: its reality is its spectacularity, whose staging will be spontaneously and then skilfully orchestrated according to the dominant political and financial interests.
What they gain from such a virus, which in itself would not be much if it did not royally invite itself to the table of the multiple pathologies induced by the falsified society, is, in addition to billions of dollars, an unprecedented control over the planetary representations that affect – in the pathological sense – the masses; and an unequalled capacity of these representations to redefine with authority the behaviors of these masses.

Pour en finir avec la pandémie/Putting an end to the pandemic.

C’est limpide et visible aux yeux de toutes et de tous : ce virus n’est qu’un des révélateurs de nos sociétés radicalement pathogènes. Il imposerait donc des mesures en profondeur visant la nourriture empoisonnée produite à échelle sur-industrielle, la pollution planétaire démente (8 millions de morts par an), les « rythmes » épuisants et déprimants d’un travail contraint et dénué de sens auquel sont astreints la plupart d’entre nous, la destruction de la biodiversité qui fait s’effondrer les barrières d’espèces, l’hypnose marchande qui falsifie nos regards, nos relations, nos désirs… Il n’en est rien : les dominants ont la ferme intention de tout continuer sur le fond, en nous injectant autoritairement et à doses répétées n’importe quoi qui nous pousse à continuer l’infernale production du Mirage.

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It is clear and visible to everyone: this virus is only one of the indicators of our radically pathogenic societies. It would therefore impose in-depth measures aimed at the poisoned food produced on an over-industrial scale, the insane global pollution (8 million deaths per year), the exhausting and depressing « rhythms » of a forced and meaningless work to which most of us are subjected, the destruction of biodiversity which collapses the species barriers, the commercial hypnosis which falsifies our looks, our relationships, our desires… It is nothing of the sort: the dominants have the firm intention to continue everything on the bottom, by injecting us authoritatively and in repeated doses anything that pushes us to continue the infernal production of the Mirage.

Audio translation:


In fact, it is perfectly established, even if the word remains unknown to most people and governments do not advertise it, that we are undergoing a syndromic disease, that is to say the meeting between a viral disease (caused by Sars-Cov2) and a set of chronic pathologies, such as obesity, diabetes, cardiac, respiratory, renal, neurological pathologies, etc… In other words, if we were to form healthy societies, the impact of the virus would be derisory, knowing that the vast majority of people seriously affected are in a situation of comorbidity. From this point of view, the poverty of hospital structures, which has been maintained and even worsened over the last two years, is almost anecdotal. It is true that there was a lack of places to properly accommodate the victims of the syndrome, who were reduced to taking doliprane, and it is true that those who were able to obtain such places were only able to do so at the expense of other people suffering from other pathologies, but the bottom line of the scandal is that the vast majority of the deceased were not victims of the virus, But the bottom of the scandal is that the vast majority of the people who died were not victims of the virus, as the media and the leaders trumpet, a virus that only precipitated the fatal outcome, but rather of the universally pathogenic and frequently deadly way of life resulting from the thirst for power and money that drives the multinationals and leaders of all kinds. Covid is therefore only the accidental cause, in the philosophical sense, of these deaths, while the fanatical taste for profit at any price is the essential cause. In addition to distracting us from this observation, the pandemic show broadcasted for two years on a planetary scale tends to make us forget that Covid is far from being the main cause of mortality in the world, nor the most dangerous. Much more deadly, and this is easy to verify, are air pollution, malnutrition, alcoholism, obesity, without forgetting the diseases and accidents of alienated work, etc. However, in no society has there ever been a « health pass » that drastically limits polluting activities, gives access to food, reduces alcohol production, discourages sedentary life and the production of toxic foods, and even less so the economic, psychological, physical and mental exploitation of the working masses. In fact, the opposite is true: not only has the race for profits continued, « whatever it takes » as the other says, but it has found in the virus a new goose that lays golden eggs, apparently as inexhaustible as the fearful submission promulgated as a mode of planetary government. For everything is about appearances, in the society of the spectacle. And now that the populations are – apparently – under control, or in the process of being so, and that the business of even more flourishing businesses is resurfacing everywhere, there is only one small unknown to be mastered: how to reconcile the Great Mirage with the collapse of biodiversity, climate chaos, endemic overpopulation and the uncontrollable reactions of the zombies that are sure to proliferate.

De quoi la parade vaccinale est-elle le symptôme ?

En moins de deux siècles le capitalisme a dévasté la planète et dérèglé la totalité des relations vivantes.

Ce faisant, il a certainement manifesté la puissance ingénieuse de l’espèce humaine, mais sous le seul trait de l’impérialisme technoscientifique.

De sorte que l’espèce humaine se dresse avec toujours plus d’hostilité face à la totalité naturelle, que ni la technique ni la science ne sauraient réduire, et que celle-ci le lui rend bien, sous la forme de catastrophes en tous genres.

Un virus comme le Covid 19 fait bien évidemment partie de ces catastrophes, qu’il ait été directement ou indirectement produit ou simplement induit par le développement industriel et totalitaire de la technoscience.

En bref, plus l’emprise technoscientifique s’étend, plus elle dévaste et dérègle tout, plus augmentent alors les catastrophes, sur lesquelles il devient impérieux d’étendre l’emprise technoscientifique, parce qu’elle est la seule réponse concevable par le système, réponse dont la logique exclusive et excluante augmentera toujours plus le dérèglement de tout. Et ainsi de suite.

Pour faire face à l’hostilité « naturelle » qu’elle a elle-même produite ou induite, l’emprise technoscientifique doit devenir elle-même toujours plus agressive, et pour finir plus intrusive.

Sa seule perspective finale, totalement utopique, est la mise au pas progressive de la nature, du génome en particulier, et de l’humanité, de la liberté en particulier.

La science séparée doit tout contrôler, la technique séparée doit tout remplacer.


En suivant cette logique sécessionniste, qui est la seule à sa portée, le système parvient à soulager temporairement le mal, mais toujours en l’aggravant.

C’est évidemment aussi dans cette logique que s’inscrit la parade vaccinale : parade dans les deux sens du terme : à la fois mise en scène spectaculaire et arme de défense ponctuelle.

On fera donc sans doute reculer un virus, mais aussi la naturalité des défenses immunitaires ; on préservera ainsi le paradigme économique mortifère, qui libérera demain d’autres virus.

Le remède temporaire doit simplement permettre au système de durer, induisant des situations toujours plus chaotiques, nécessitant une emprise technoscientifique accrue, nécessairement assortie d’un contrôle sociétal toujours plus poussé, dont la légitimité autoritaire n’échappera pas au plus grand nombre, puisque toute emprise sur sa propre vie lui a, depuis longtemps déjà, été démocratiquement retirée.

Aucune alternative réaliste n’est possible à ce scénario à marche forcée, sinon de sortir clairement du paradigme technoscientifique, ce qui n’est pas une mince affaire, car cela engage non seulement la totalité des formes sociétales connues, mais aussi et surtout – et avant tout – une transformation en profondeur de notre philosophie existentielle. Le totalitarisme technoscientifique dont nous vivons les aimables commencements exige une rupture civilisationnelle radicale à côté de quoi la Renaissance a quelque chose d’anecdotique.

Les diverses oppositions et résistances à ce qu’on appelle présentement la « dictature sanitaire » traduisent confusément cette prise de conscience de la nécessité d’une rupture radicale : rupture qui, pour devenir effective, devra s’opérer dans la plus profonde intimité des consciences.

S’il est vrai que « sous le spectaculaire intégré, on vit et on meurt au point de confluence d’un très grand nombre de mystères » (Debord), la réappropriation de nos vies commence par la re-création du sens de la vie.

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What is the vaccine parade a symptom of?

In less than two centuries, capitalism has devastated the planet and disrupted the totality of living relationships.

In doing so, it has certainly manifested the ingenious power of the human species, but only in the form of techno-scientific imperialism.

In this way, the human species is increasingly hostile to the natural totality, which neither technology nor science can reduce, and the latter returns it well, in the form of catastrophes of all kinds.

A virus like Covid 19 is obviously part of these catastrophes, whether it has been directly or indirectly produced or simply induced by the industrial and totalitarian development of technoscience.

In short, the more the techno-scientific hold extends, the more it devastates and disrupts everything, the more the catastrophes increase, on which it becomes imperative to extend the techno-scientific hold, because it is the only answer conceivable by the system, an answer whose exclusive and excluding logic will always increase the disruption of everything. And so on.

To face the « natural » hostility that it has itself produced or induced, the techno-scientific hold must itself become ever more aggressive, and finally more intrusive.

Its only final perspective, totally utopian, is the progressive control of nature, of the genome in particular, and of humanity, of freedom in particular.

Separate science must control everything, separate technology must replace everything.

By following this secessionist logic, which is the only one within its reach, the system succeeds in temporarily alleviating the evil, but always by aggravating it.

It is obviously also in this logic that the vaccine parade fits in: a parade in both senses of the term: both a spectacular staging and a punctual defense weapon.

We will undoubtedly reduce a virus, but also the naturalness of the immune system; we will thus preserve the deadly economic paradigm, which will release other viruses tomorrow.

The temporary remedy must simply allow the system to last, inducing ever more chaotic situations, requiring an increased techno-scientific hold, necessarily accompanied by an ever more advanced societal control, the authoritarian legitimacy of which will not escape the majority of people, since any hold on their own lives has, for a long time already, been democratically withdrawn.

No realistic alternative is possible to this forced march scenario, except to clearly leave the techno-scientific paradigm, which is no small matter, because it involves not only the totality of the known societal forms, but also and above all – a profound transformation of our existential philosophy. The techno-scientific totalitarianism of which we are living the pleasant beginnings requires a radical civilizational rupture, beside which the Renaissance has something of anecdote.

The various oppositions and resistances to what is currently called the « sanitary dictatorship » are a confused expression of this awareness of the necessity of a radical rupture: a rupture which, in order to become effective, will have to take place in the deepest intimacy of consciousness.

If it is true that « under the integrated spectacular, we live and die at the confluence of a great number of mysteries » (Debord), the reappropriation of our lives begins with the re-creation of the meaning of life.