Catégorie : Nos contributions.
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Quiero ce n’est pas seulement un éditeur : c’est un lecteur attentif, un critique judicieux, un collaborateur, un conseiller.
Finalement, le Remède à tout a pris un autre relief, une nouvelle dimension au fil des semaines, des mois de discussions, remaniements, ajustements, pour en arriver à une version quelque peu différente de celle initiale.
Le chapitre sur le temps par exemple a vécu des changements assez importants pour le rendre plus vif, plus digeste et percutant, afin de mieux en faire ressortir l’audace.
Tout ceci étant dit, il faut encore souligner que ce travail commun a toujours été emprunt du plus grand respect et d’une grande écoute de l’éditeur pour notre travail, dont nous avons constamment gardé toute la maîtrise et les choix.
L’avenir dira si notre pari secret, que tout lecteur attentif saura deviner, aura réussi avec cet ouvrage que personne n’attendait, venu traverser l’époque en extraterrestre – pour y semer le poison salutaire.

Quiero, la présentation du Remède.
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« Je viens de finir de lire Remède à tout et je ne peux m’empêcher de t’écrire quelques mots à ce sujet.
Quelle joie profonde et intense à lire ce texte.
Sans être particulièrement « spécialiste », je suis familière du Situationnisme, des livres de l’Encyclopédie des nuisances, sensible à l’anarchie, aux pensées d’Ellul, Anders, De Bodinat… et j’ai trouvé dans ce livre des précisions, des prolongements, nuances et ouvertures. Il y a ces pages passionnantes sur l’argent et sur la production de la valeur, celles sublimes sur l’identité, le temps, la vie. Tout est très digne, précis, sensible et intelligible.
Je sais aussi quelques amis qui trouveront à coup sûr dans ce texte, la signature d’indiscutables alliés… »
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Remède à tout, édition Quiero, novembre 2024. 
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Vous trouverez en PDF ci-dessous quelques extraits du livre.

Il est maintenant présent dans de nombreuses librairies et peut être commandé dans presque toutes – ou directement chez l’éditeur sur cette page : Bon de commande
où vous trouvez également la Table des matières ainsi qu’un petit entretien avec les auteurs.
Le PDF : Extraits
Pour tout retour, merci d’utiliser l’adresse :
infusiondiffusion@protonmail.com
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Chapitre 1
La question centrale.
Où l’on démontre que :
• Marx a nettement sous-estimé la destructivité du capitalisme.
• Marx a néanmoins correctement estimé l’aliénation.
• À la suite de Marx, les situationnistes ont correctement posé la question centrale.
• La question centrale n’est pas secondaire, quand bien même les questions secondaires sont devenues centrales.
Chapitre 2
La société du spectacle et ses ennemis.
Où l’on démontre que :
• Les situationnistes étaient modérément technophiles.
• La société est avant tout et en dernière instance spectaculaire, et seulement conséquemment techniciste et industrielle.
• Le « coup du monde » n’est rien de technique.
• Ellul aurait mieux fait de devenir situationniste (et ce n’est pas un détail).
Chapitre 3
L’économie n’existe pas.
Où l’on démontre que :
• La valeur, qu’elle soit d’usage, d’échange ou d’autre chose, est le monde moins le monde.
• L’économie est la diversion suprême.
• Lorsque le savoir séparé a tout séparé, l’or s’est couché sur le monde.
• Le travail, c’est capital (et ce n’est pas de la novlangue).
Chapitre 4
L’humanité n’existe toujours pas.
Où l’on démontre que :
• Chacun est tissé de tous les autres sous un motif jamais le même.
• Le temps est une invention des hommes incapables d’aimer.
• Au commencement est l’anarchie.
• La vie doit tout remplacer.
Annexe
• Les aventures du fétichisme. -
Ce monde si étrange l’est à la mesure de notre étrangeté à nous-mêmes.
Parmi tant de nuisances – dont aucune encyclopédie ne saurait faire le tour -, la nuisance essentielle est bien cette aliénation, d’autant plus efficace qu’elle est devenue une sorte de seconde nature, et même envisage très sérieusement de remplacer la première.
« Remède à tout » restitue précisément le contenu, l’étendue et les caractéristiques de ce mal universel, en réactualisant et en prolongeant la théorie critique du spectacle, dans sa centralité subversive.
C’est un coup auquel ne s’attendaient pas ceux qui en avaient fait un accessoire de décor ou un vague bon mot sans conséquence.
Debord l’avait déjà noté (pour en faire l’usage que l’on sait), en certains temps troublés (et c’est peu de dire que les nôtres le sont), il n’est pas hasardeux de penser que la vague connaissance de l’existence d’une condamnation centrale de l’ordre existant peut parfois suffire, si jamais elle se répand, à rouvrir l’horizon émancipateur, en créant de nouvelles aspirations, lorsque le remède est connu.
C’est un pari qui, pour incertain qu’il soit, méritait d’être pris.
Implantation au Canada Parution en librairie le 5 novembre, 150 pages.
