On a pensé qu’il fallait apporter une modification à la thèse de Debord :
Le spectacle est un rapport social entre des images, médiatisé par des personnes.

On a pensé qu’il fallait apporter une modification à la thèse de Debord :
Le spectacle est un rapport social entre des images, médiatisé par des personnes.


« Non ami, nous sommes toujours là. Simplement poussés à l’essentiel existentiel, au plus près de l’humain, du plus profond de nos cœurs mille fois blessés – mille fois élargis.
Oui, comme Leibniz, nous pensons, nous savons plutôt, nous pressentons surtout que la beauté et la joie de la victoire seront à la démesure de toutes les tragédies.
Encore une fois, nous allons en ce moment au plus pressé, et sculpter l’âme est plus urgent que scruter le désastre. »
Inutile de comparer Gaza à d’autres horreurs, inutile même de chercher les bons qualificatifs.
C’est inédit. Ça vient de sortir.
Le direct prime, avec toute l’impuissance de tous les spectateurs.

Si les individus, face à la marchandise, oublient leur rôle dans le système productif, c’est que ce n’est qu’un rôle, c’est qu’ils n’y sont que des figurants.
Le travail abstrait n’est pas du travail, mais une abstraction, qui se saisit de l’activité pour la modeler à son image.
Si la valeur économique d’une marchandise a un rapport déterminant avec le temps de travail moyen socialement nécessaire à sa production, c’est que ce travail n’est rien ; c’est qu’il n’a d’autre valeur que celle que la valeur lui attribue, en le produisant à son image.
Si les humains s’inclinent devant les marchandises, ce n’est pas parce qu’ils ne savent pas qu’elles sont leurs propres produits, c’est parce qu’elles ne sont pas leurs propres produits.
Si les individus n’envisagent pas la marchandise comme
le fruit d’un travail social, c’est parce qu’elle n’est pas le fruit d’un travail social.
Si la marchandise leur apparaît comme relevant de forces qui leur sont extérieures, c’est parce qu’elle relève de forces qui leur sont extérieures.

Autant il nous est vital de soutenir, aiguiser, approfondir les positions théoriques les plus radicales, autant en ce qui concerne les relations humaines (et les autres), nous sommes nuancés, ouverts, attentifs et sensibles avant tout à l’humain.
Les belles gens sont souvent d’horizons différents, mais nous préférons la radicalité de leur humanité pratique à toutes les radicalités posturales.
Voilà notre printemps.

Pourquoi « Observatoire » ?
– La théorie est l’action d’observer.
Nous pratiquons l’observation.
Ce n’est pas une activité exclusive, mais fondamentale pour le développement de la conscience, que nous pouvons définir comme intensité de l’attention aux choses et aux êtres.
Rien ne peut nous enlever cela, d’où tout peut reprendre vie.
La conscience est printemps.
A part ça, nous n’avons pas l’idée qu’un collectif aujourd’hui puisse faire mieux, quoique nous aimons beaucoup aussi créer des situations insolites, au quotidien.
Personne ne pourra refaire quelque chose qui ressemblerait à ce qu’a été et a fait l’internationale situationniste, et personne ne pourra se vanter d’allumer la mèche de la prochaine révolution.
La mèche est là, c’est l’incendie planétaire qui couve.
