Le Remède en quadruple.

Le Remède en quadruple.

L’étoile éteinte
J’ai pleuré pour nous deux
pour toi,
et pour moi.
Tu souffles mes larmes,
étoiles effacées,
dans le vent de ton ciel.
Dans ton monde,
la lumière se fait délivrance.
Dans le mien,
ce n’est que
le théâtre des ombres.
Quelque part,
toi et moi
nous achevons notre histoire.
Le plus beau poème du monde
s’éteint dans le silence.
Quelque part,
tu prends naissance.
Tu cries
le murmure de la vie.
Et moi,
en mille lieux,
je me défais.
Je me consume —
deviens une étoile éteinte,
fumée perdue
dans ton ciel.
Parnia Abbasi

On reçoit des trucs comme ça des fois.
C’monde un peu trop oppressant
M’a pris ce qui était précieux
Donc grosse dépression
Et les deux poings serrés
Les deux poings scellés
– par l’amour.
De rien j’écris mille beautés
Ça rentre comme un billet sale
De rien je fais mille bontés
Ça sort comme un millier d’âmes
De migrants ou de milliers d’arbres.

Cher Observatoire situationniste
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Etc.
« La société du spectacle a produit des spectateurs – c’est-à-dire des êtres passifs tout aussi falsifiés que leurs marchandises –, qui assistent maintenant – pour le moment toujours aussi passivement pour la plupart –, aux premières scènes dramatiques de l’acte final de la tragédie – dans laquelle ils doivent pourtant fatalement découvrir qu’ils en sont eux-mêmes les figurants –, dans le même temps où ils sont contraints de réaliser qu’il ne s’agit pas d’un mauvais scénario, mais bien de la seule réalité disponible. »
Remède à tout, Observatoire situationniste, p. 32.

« The society of the spectacle has produced spectators – that is to say, passive beings just as falsified as their commodities – who are now witnessing – for the moment still just as passively for the most part -, the first dramatic scenes of the final act of the tragedy – in which they must nevertheless fatally discover that they themselves are the extras -, at the same time as they are forced to realise that this is not a bad scenario, but the only reality available. »
Remède à tout, Observatoire situationniste, p. 32.
On a pensé qu’il fallait apporter une modification à la thèse de Debord :
Le spectacle est un rapport social entre des images, médiatisé par des personnes.
