Après l’hiver.
Nous inaugurons une nouvelle « catégorie » où seront publiés de simples billets d’humeur, reçus ou rédigés par l’une ou l’un de nous.
« Se préparer au pire et combattre pour le meilleur ».
Ce choix gagne aujourd’hui toute son actualité et toute sa pertinence.
La situation peut sembler à première vue désespérée, étant donné les forces ennemies, le matraquage général, la nature dévastée.
Pourtant non. L’ennemi a perdu toute connaissance des conséquences de ses propres opérations.
Il bunkérise à tout va, ce qui ne fait qu’augmenter le malheur universel, qui le menace universellement.
Des signes encourageants montrent un peu partout que les peuples sont toujours capables de solidarité, de sursauts et d’auto-organisation.
Des signes plus nombreux encore montrent que le système se fissure également un peu partout.
Les fissures vont prochainement considérablement augmenter dans les capitales du désastre, et les mécontentements se radicaliser.
Tout allant de plus en plus visiblement à sa perte, il y aura toujours moins à perdre à se soulever.
L’ennemi est à la merci de ses erreurs.
Les peuples vont se disposer aux plus belles inspirations.
L’hiver se meurt.
Un printemps jamais vu nous viendra.
