La drone de guerre.

On publie ce court texte reçu. De notre côté, on se dit que toute ces opérations (au sens chirurgical amputatoire), servent aussi de laboratoire à spectacle ouvert pour définir le sort futur des masses en période d’effondrement généralisé.

« Un fait marquant et inédit de la catastrophe vécue par la population libanaise est l’omniprésence des drones, dont l’utilisation est devenue systématique et constante depuis le début du conflit entre Israël, le Hamas et le Hezbollah.

Pour en mesurer l’impact total, il faut essayer de s’imaginer un quotidien sans cesse parasité, de jour comme de nuit, par le bourdonnement métallique de ces engins de surveillance.


Un parasitage sonore mais aussi et surtout psychologique, car le choix d’utiliser des appareils bruyants a pour conséquence de placer les gens dans un sentiment permanent de vulnérabilité et de non intimité, sachant que ces appareils sont en mesure de traquer les moindres faits et gestes de n’importe qui.


Dans ce scénario à la Orwell mais qui n’a malheureusement rien de fictionnel, on découvre – se préfigure ? -une humanité littéralement engluée dans les mailles implacables et froides d’une nuée d’araignées artificielles, à l’extérieur comme à l’intérieur des têtes et des habitations.


Dans ce ciel machinique déserté par les oiseaux, les libanais cherchent désespérément l’improbable horizon. »