Les romantistes recueillent le meilleur du romantisme et des romantiques mais évitent l’écueil de l’enfermement autarcique pseudo suffisant de la « belle âme ».
– Ils cultivent attentivement l’émerveillement et le font apparaître et transparaître en tous lieux et en tout temps, hors de toute limitation spatiale ou temporelle.
– En premier lieu ils s’émerveillent de ce qui subsiste, résiste et reste intact en eux et autour d’eux dans la nature au sens à la fois précis et illimité, comme dans les regards, les attitudes, les vestiges et les vertiges.
– Ils véhiculent l’émerveillement, la sensibilité et l’attention au juste, au beau, au vrai.
– Ils se dérobent au spectacle, à toute pose, et sont outillés en toutes circonstances de la théorie anti spectaculaire pour déconstruire et détruire les situations aliénées.
– Ils vivent la joie d’être libres intérieurement comme ils respirent.
Cette joie n’est rien d’autre que l’air et le refrain du monde allant s’émancipant.







« Je dois préciser que je n’oppose d’aucune façon l’émerveillement à la lucidité. En fait, je crois que j’ai passé presque tout mon temps à m’émerveiller. J’ai peu écrit là-dessus, voilà tout. Ce sont les nécessités de la lutte contre ce qui, toujours plus pesamment, venait faire obstacle à mes goûts, qui m’auront conduit, malheureusement, à devenir une sorte d’expert dans cette sorte de guerre. […] Il fallait seulement savoir aimer. »
Guy Debord à Annie Le Brun.

PS. Livre-manifeste en cours de rédaction.