Cette mauvaise réputation.

Serge Quadrupanni, 2022 :
« … La vie minable de gourou alcoolo que Debord a mené. » (sic).

  • Sans même lire ce que Debord a lui-même décrit de sa vie (je n’ai pas eu écho de démentis par ceux qui l’ont connu), et quand on connaît assez l’histoire de l’Internationale situationniste – le rôle de « gourou » va assez mal à celui qui a toujours tout fait pour ne pas avoir de suiveurs, de copieurs ou d’admirateurs.
  • Et concernant l’alcool, quoi qu’on en pense, s’il y a une façon admirable d’en user (Omar Khayyam : « Boire du vin et étreindre la beauté Vaut mieux que l’hypocrisie du dévot. »), Debord s’en est sans nul doute bien inspiré.
  • Enfin, il est remarquable que même ceux qui – l’ayant fréquenté d’assez près -, auraient pu avoir à se plaindre de l’intransigeance de Debord (par exemple Jaime Semprun, que j’ai assez connu pour percevoir et apprécier sa noblesse d’âme), n’ont jamais eu un seul mot à ce sujet.

Reste donc des Quadrupanni avec leurs aigreurs existentielles et littéraires.
Mais certes, quand on a vécu de la production de romans roses à échelle industrielle, il est effectivement difficile d’admettre que « pour savoir écrire, il faut avoir lu, et pour savoir lire, il faut savoir vivre. »

A.A

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