A propos de la mystification linguistique combinatoire du fétichisme aliénatoire dans la pseudo critique congelée de l’aliénation radicale de l’immanence de l’humain cosmico-transcendantal. La bouillie quoi.

Il me faut préciser. J’ai eu récemment un échange avec une des groupies d’un certain Francis Cousin, qui a ensuite cédé la place à un de ses porte-flingues, nettement plus grossier que la première, mais tout aussi confusionniste.

Le point de départ était un entretien monologué dont le Cousin a le secret, où il annonce l’énorme banalité d’explosions sociales à venir, sur la chaîne d’extrême-droite TV Libertés.

Il n’entre pas dans mon intention de détailler la logorrhée de cet adepte de lui-même (on trouve des éléments suffisants de dénonciation ici par exemple : http://sortirducapitalisme.fr/…/318-une-analyse…. Ou encore ici : https://comptoir.org/…/francis-cousin…/comment-page-1/ ), mais de dire deux mots sur cette logorrhée elle-même, qui serait censée, selon la groupie, être incontournable à « quiconque veut vraiment comprendre ».

Le Cousin ne pique pas, mais tient un « cabinet de philo-analyse, un lieu de dialogue qui accompagne tous ceux qui entendent – par la dynamique de la parole dé-liée, retrouver l’authenticité désaliénée du cheminement vers un vivre humain véritable. »

Pourquoi ne pas vendre en effet la parole à celles et ceux qui entendent payer pour mettre des mots sur leur dépossession.

On savait depuis les situationnistes que « les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie », et voici qu’ils travaillent aussi pour le compte en banque du Cousin, dont l’idée dominante est d’utiliser l’appauvrissement d’un vécu massivement réduit à la consommation expansive et rotative d’images afin de réduire le langage lui-même à une succession d’images toutes faites.

Et qui brillent, et qui claquent, et qui hypnotisent.

Une fois passée à la moulinette de la « nativité communeuse du christ radical », l’innocence perdue est au moins assurée de ne plus revenir.

La « critique de l’auto-mouvement réifié de la radicalité stellaire du temps subversif incarné dans la totalité de l’immanence cosmique de l’humanité vraie » ne risque pas de faire grand chose d’autre que de se payer de mots, quand elle ne se fait pas payer pour des mots.

Certes on ne peut pas nier que l’analyse critique exige une précision conceptuelle qui la rend parfois difficile à aborder. « La société du spectacle » ne fait pas partie de la collection Harlequin. Mais cette précision reste seulement précise, sans enfermer la compréhension dans une boursouflure inflationniste de termes ésotériques tournant en boucle.

Celle qui est ici piégée, c’est tout simplement la pensée qui, pour ne pas se réduire ni réduire son objet, doit continuellement s’émanciper de tout code figé.

Penser librement, c’est épouser la vie des idées sans jamais les figer en un système d’éléments de langage, fût-il d’apparence « subversive ».

Parler la langue du spectacle implique par contre juste d’utiliser un pass, constitué d’une petite série d’images convenues propres à un milieu donné.

C’est ainsi que l’universalité des significations possibles régresse et s’appauvrit, pour générer des apartés, qui formeront ensuite nécessairement un apartheid linguistique.

Fin de la parenthèse.

(L’un de nous)